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Chantier de la Jeunesse Française

aertzer
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undebaumugnes wrote:
02 August 2018, 13:31
Rebonjour

Me basant cette fois sur l'histoire de mon père, il est possible que votre grand-père, ayant été "libéré" par les russes, vers mars 1945, ait été mis dans le camp ou dans une annexe du camp de Buckenwald en attendant sa remise aux autorités françaises en vue de son retour en France, qui a du s'effectuer par le centre de rapatriement de Lille.


Bonjour,

Cette hypothèse me semble tout à fait plausible. Les Alliés ont été complètement dépassés par le nombre de personnes à "gérer" après la défaite allemande. Les camps ont été utilisés pour accueillir les PG alliés, les personnes libérées des camps ainsi que celles déplacées à la suite de la reconfiguration de l'Allemagne (displaced persons), ces dernières représentant environ 14 millions de personnes.

Cela pourrait éclairer la" légende" familiale de Buchenwald.

Codialement
Andrée

Un homme n'est jamais si grand que lorsqu'il est à genoux pour aider un enfant.
Pythagore

psaliou
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Bonjour,

J'ai relu le sujet en diagonale et, curieusement, j'ai l'impression que l'on a oublié une source importante: le PAVCC du SHD de Caen:

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/?q=content/%E2%80%A2-%C3%A0-caen
Kenavo,
Pierre

dbassanobarat
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Il y a eu une ambiguïté de dénomination pendant très longtemps, au retour en 1945 , les appelés au STO ont été nommés et se sont nommés eux mêmes "déportés" du travail (c'est ce que je crois lire sur la plaque).
Dorénavant le mot "déporté" est uniquement utilisé pour les déportés "politiques",Résistants, membres de réseaux, membres de la France libre capturés ... d'une part, et d'autre part pour les déportés "raciaux", Juifs, tziganes, ce sont ces deux catégories de déportés dans les camps de concentration ou ceux d'extermination (ou la majorité des gens étaient assassinés dès l'arrivée) qui restent appelés " déportés".
Pour les jeunes du STO, obligés de partir et de travailler pour l'Allemagne occupante ,s'ils n'ont pas pu se soustraire à cette obligation en passant au maquis ou dans toute autre forme de clandestinité, on les appelle dorénavant "requis" (et jamais plus "déportés").
La troisième catégorie de loin la plus nombreuse est celle des prisonniers de guerre (plus d'un million) qui eux sont restés sous statut militaire jusqu'à leur démobilisation en 1945.
Je doute fort que d'autres que les "déportés" [au sens strict] aient été tatoués, les prisonniers de guerre avaient eux une plaque métallique qu'ils avaient nécessairement autour du cou, avec leur n° de captif et le premier Stalag où ils avaient été incorporés.
S'ils la jetaient , la faisait disparaître ou la perdaient ils étaient considérés comme en évasion et risquaient des punitions (très difficiles à supporter, mais on survivait). Du tatouage on ne pouvait se débarrasser et si vous étiez repris c'était la mort.

Je viens de trouver cette page qui explique qu'un nombre de "requis" STO très important avaient été ensuite "déportés" depuis l'Allemagne dans des camps de concentration.
Peut-être votre grand-père faisait il partie de ces plusieurs milliers de français en ce cas.
Lisez cette page: http://www.requis-deportes-sto.com/index.php/histoire/aujourd-hui/meconnus-pendant-plus-de-60-ans

Cordialement
Dominique

yakabrun
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psaliou wrote:
03 August 2018, 18:29
Bonjour,

J'ai relu le sujet en diagonale et, curieusement, j'ai l'impression que l'on a oublié une source importante: le PAVCC du SHD de Caen:

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/?q=content/%E2%80%A2-%C3%A0-caen
Bonjour,

Merci pour cette remarque. Concernant la DAVCC du SHD de Caen, je n'ai jamais eu de réponse malgré mes 3 demandes.
Je les ai contacté une 4ème fois et je reste, à l'heure actuelle, en attente d'une éventuelle réponse de leur part.

Cordialement

yakabrun
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dbassanobarat wrote:
04 August 2018, 16:43
Il y a eu une ambiguïté de dénomination pendant très longtemps, au retour en 1945 , les appelés au STO ont été nommés et se sont nommés eux mêmes "déportés" du travail (c'est ce que je crois lire sur la plaque).
Dorénavant le mot "déporté" est uniquement utilisé pour les déportés "politiques",Résistants, membres de réseaux, membres de la France libre capturés ... d'une part, et d'autre part pour les déportés "raciaux", Juifs, tziganes, ce sont ces deux catégories de déportés dans les camps de concentration ou ceux d'extermination (ou la majorité des gens étaient assassinés dès l'arrivée) qui restent appelés " déportés".
Pour les jeunes du STO, obligés de partir et de travailler pour l'Allemagne occupante ,s'ils n'ont pas pu se soustraire à cette obligation en passant au maquis ou dans toute autre forme de clandestinité, on les appelle dorénavant "requis" (et jamais plus "déportés").
La troisième catégorie de loin la plus nombreuse est celle des prisonniers de guerre (plus d'un million) qui eux sont restés sous statut militaire jusqu'à leur démobilisation en 1945.
Je doute fort que d'autres que les "déportés" [au sens strict] aient été tatoués, les prisonniers de guerre avaient eux une plaque métallique qu'ils avaient nécessairement autour du cou, avec leur n° de captif et le premier Stalag où ils avaient été incorporés.
S'ils la jetaient , la faisait disparaître ou la perdaient ils étaient considérés comme en évasion et risquaient des punitions (très difficiles à supporter, mais on survivait). Du tatouage on ne pouvait se débarrasser et si vous étiez repris c'était la mort.

Je viens de trouver cette page qui explique qu'un nombre de "requis" STO très important avaient été ensuite "déportés" depuis l'Allemagne dans des camps de concentration.
Peut-être votre grand-père faisait il partie de ces plusieurs milliers de français en ce cas.
Lisez cette page: http://www.requis-deportes-sto.com/index.php/histoire/aujourd-hui/meconnus-pendant-plus-de-60-ans

Cordialement
Dominique
Bonjour Dominique,

Merci pour votre intervention.
En effet, mon grand-père était un requis (et non un déporté, au sens strict du terme bien sûr).

Je connais l'article auquel vous faites référence. Celui-ci est en effet très clair et bien étoffé. Faisait-il parti des 937 travailleurs français rescapés de Buchenwald ? j'espère avoir la réponse un jour.

Cordialement

Yannick BRUN

mlstetiennedegourgas
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Bonjour !

Je suis en train de faire un article de presse sur les camps de jeunesses Française qui ont eu lieu dans mon village et je suis tombée sur votre recherche. Je peux peut être vous aider ! Mon village, Saint Etienne de Gourgas , est situé à 8km de Lodève où était votre grand père. Lodève étant une ville, le groupement n°24 était divisé en plusieurs camps. Le "Bayard", camps n°10, est sur un village voisin, le village de Nogaret, près de Roqueredonde ! Mon article et mes recherches ne sont pas terminées, mais j'ai pas mal d'infos sur ces camps. Si votre grand père est parti au STO, il est parti du camp de Nogaret lors de sa dissolution en 1943.
N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'infos !! Je suis moi même à la recherche de tout ce que je peux trouver sur les 3 camps de Saint Etienne de Gourgas et si je pouvais utiliser votre photo comme photo d'illustration ce serait génial !

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