With Geneanet DNA, you can now know the family names and place names shared with your DNA relatives. Discover these new options
Geneanet > Resources > Unusual archives > Coup de coeur > Attaques de loups

Attaques de loups

Durant des siècles, le loup et l’homme ont cohabité, se disputant le territoire sans relâche. La peur qu’il cause par ses attaques contre les troupeaux mais aussi les hommes traverse les époques et se retrouve dans de nombreuses sources. Que ce soit dans les livres, les chansons, les dessins, les sculptures, les noms de famille ou les blasons, le loup est omniprésent dans notre patrimoine culturel, jusque dans les notes des curés qui relatent attaques et battues, chasseurs et victimes.

L’historien Jean-Marc Moriceau, professeur d’histoire à l’université de Caen et membre senior de l’Institut universitaire de France,...

Durant des siècles, le loup et l’homme ont cohabité, se disputant le territoire sans relâche. La peur qu’il cause par ses attaques contre les troupeaux mais aussi les hommes traverse les époques et se retrouve dans de nombreuses sources. Que ce soit dans les livres, les chansons, les dessins, les sculptures, les noms de famille ou les blasons, le loup est omniprésent dans notre patrimoine culturel, jusque dans les notes des curés qui relatent attaques et battues, chasseurs et victimes.

L’historien Jean-Marc Moriceau, professeur d’histoire à l’université de Caen et membre senior de l’Institut universitaire de France, a d’ailleurs mené une enquête nationale sur les traces laissées par le loup dans les archives, qui a donné lieu à l’établissement d’une base de données et à la publication de plusieurs ouvrages de référence : Histoire du méchant loup : 3000 attaques sur l’homme en France, XVe-XXe siècle (Fayard, 2007), L’homme contre le loup : une guerre de deux mille ans (Fayard, 2011), Sur les pas du loup. Tour de France et atlas historiques et culturels du loup (Montbel, 2013) ou encore Le loup en questions : fantasme et réalité ( Buchet Chastel, 2015).

 Le loup et l’agneau dans la Compilation de Ysopet Avionnet, manuscrit du XIVe siècle, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 1594, consulté sur Gallica.

Un loup, puis deux... "il ne fait pas bon temps"

Un loup, puis deux... "il ne fait pas bon temps"

10/01/1611 Châteaurenaud (Louhans), Saône-et-Loire, France

Enfant dévoré à Roussy

Enfant dévoré à Roussy

19/05/1611 Medeyrolles, Puy-de-Dôme, France

Le dixneuivième may mil six cent et onze fut emporté un enfant du loupt, étant au couder de Rossis et dévouré apartenant à Claude Savinel sans que plus de trante que nous étions poursuyvants les loupts, chose que nous n'avions jamais vue faire et fust faicte avant soleil couchant.
Brosson

J'ajoute que dés cette époque des " Trappes à loups" furent construites pour piéger ces derniers , dont certaines subsistent sous la forme d'une excavation en pleine forêt près de Medeyrolles, ce dont j'ai eu le témoignage toujours vivace alors enfant.

Jeune fille de 10 ans mangée des loups

Jeune fille de 10 ans mangée des loups

12/1619 Précigné, Sarthe, France

Jeune fille de 10 ans mangé des loups

Égorgée par quatre loups

Égorgée par quatre loups

15/03/1636 Le Bleymard, Lozère, France

Le XVe mars 1636 Marguerite del Faysse, d'Assier, fut égorgée par quatre loups entre le moulin de Chausse et le lieu de Mazel et en même temps enterrée au cimetière de Saint-Jean par Messire Amager, prêtre.

Tué par un loup en dormant

Tué par un loup en dormant

28/06/1656 La Motte, Var, France

L'an mil six cent cinquante six et le vingt huit juin a este ensevelly pierre bauchiere agé de 17 ans qui la nuit en dormant dans un pré de ce lieu de la Motte en compagnie de son pere, ou estoit tous son bestail qui consytoit en treze ou quatorze beuf et deux de pier redon a este estrangle par un loup luy ayant mange toute une cuisse et toutes les fesses et emporte son bras gauche avec estonement de tout le village qui a ???

Attaque d'une louve enragée

Attaque d'une louve enragée

07/01/1678 Arc-en-Barrois, Haute-Marne, France

Le vendredi septième janvier 1678 Bernard Amiot demeurant à Montherot (Montrot) allant au bois quérir du charbon à la vanne pour l'usage des forges du Seigneur de Vitry, Etant arrivé à la petite route des fauchées au fond et milieu d'icelle, fut à rencontrer une louve enragée qui se jeta à lui, et l'attaqua si fort, que n'eût été son chien il aurait été dévoré par cette pernicieuse bête. Contre laquelle résistant il se défendit avec tant de vigueur, qu'ayant sauté sur son harnais, il prit sa hache, et en déchargea deux ou trois coups sur la dite louve qu'il...

Le vendredi septième janvier 1678 Bernard Amiot demeurant à Montherot (Montrot) allant au bois quérir du charbon à la vanne pour l'usage des forges du Seigneur de Vitry, Etant arrivé à la petite route des fauchées au fond et milieu d'icelle, fut à rencontrer une louve enragée qui se jeta à lui, et l'attaqua si fort, que n'eût été son chien il aurait été dévoré par cette pernicieuse bête. Contre laquelle résistant il se défendit avec tant de vigueur, qu'ayant sauté sur son harnais, il prit sa hache, et en déchargea deux ou trois coups sur la dite louve qu'il tua ensuite. La chargea sur sa vanne et s'en revint à Montherot vainqueur de cette bête, son ennemie, de laquelle néanmoins il fut blessé tant à la main gauche qu'à la tête.
Ensuite de quoi le jeudi troisième février du dit an, il mourut "rabici furore" (fureur rabique) fut enterré le lendemain par Me Simon Demange, prêtre sur d'Arc...

Une louve enragée

Une louve enragée

07/01/1678 Arc-en-Barrois, Haute-Marne, France

Nota ; Montherot
Bernard amiot
? Il soit que le vendredi septième janvier 1678
Bernard amiot laboureur demeurant à Montherot allant
au bois quérir du charbon à la vanne pour l'usage des forges
du seigneur Duc de Vitry estant arrivé à la petite routte
des fauchées au fond et milieu dycelle eut rencontré
une louve enragée qui se jetta à luy et l'attaqua si
fort que neust esté son chien Il auroit esté dévoré par
cette pernicieuse beste contre laquelle resistant il de deffendit
avec tant de vigueur qu'ayant sautté sur son harnois
il prit sa hache et en déchargea deux ou trois...

Nota ; Montherot
Bernard amiot
? Il soit que le vendredi septième janvier 1678
Bernard amiot laboureur demeurant à Montherot allant
au bois quérir du charbon à la vanne pour l'usage des forges
du seigneur Duc de Vitry estant arrivé à la petite routte
des fauchées au fond et milieu dycelle eut rencontré
une louve enragée qui se jetta à luy et l'attaqua si
fort que neust esté son chien Il auroit esté dévoré par
cette pernicieuse beste contre laquelle resistant il de deffendit
avec tant de vigueur qu'ayant sautté sur son harnois
il prit sa hache et en déchargea deux ou trois coups
sur ladite louve qu'il tua en suitte la chargea sur sur son
vanne et s'en revint à monthrot vainqueur de cette
beste son ennemie de laquelle neant moins il fut
blessé tant à la mains gauche qu'a la teste en suitte depuy
le jeudy troisième febvrier dudit an il mourut (rabioi
sucore "de la rage") fut enterré le lendemain par M Simon Demange
prêtre curé d'Arc assisté de moy M Jean de la perouse
prêtre chapelain de Montherot, présence de M Jean
michelin, Claude Roger, Nicolas Cistas, M Philippe
Cousturier salpetrier tous habitants dudit Monthorot et
soussignétesmoins avec nous

Commentaires du curé sur les loups.

2

Commentaires du curé sur les loups.

26/09/1692 Saint-Jean-de-Braye, Loiret, France

Je regrette souvent de n'avoir pas marqué tous les évenemens
simguliers, qui sont arrives pendant que j'ai eté curé . J'exhorte
mes successeurs, de la faire pour l'instruction de ceux, qui
viendront après eux. Un des plus memorables, est celuy des
loups carnasiers, qui depuis trois ans sortent de la forest
nuit et jour et tuent, blessent et devorent les personnes
de tout sexe, et de tout age qu'ils prennent. Nous en
comptons déja plus de deux cens qui ont été blesses tues
ou devorés dans les paroisses du Gidy, Laraz, fleuvy, lescottes
Ormes, St. Jean de la Ruelle, Ingré, Chanteau, Marigny,
Andeglou, St. Lié, Boigny, Rebrechien, Venecy, Trainou
Sully...

Je regrette souvent de n'avoir pas marqué tous les évenemens
simguliers, qui sont arrives pendant que j'ai eté curé . J'exhorte
mes successeurs, de la faire pour l'instruction de ceux, qui
viendront après eux. Un des plus memorables, est celuy des
loups carnasiers, qui depuis trois ans sortent de la forest
nuit et jour et tuent, blessent et devorent les personnes
de tout sexe, et de tout age qu'ils prennent. Nous en
comptons déja plus de deux cens qui ont été blesses tues
ou devorés dans les paroisses du Gidy, Laraz, fleuvy, lescottes
Ormes, St. Jean de la Ruelle, Ingré, Chanteau, Marigny,
Andeglou, St. Lié, Boigny, Rebrechien, Venecy, Trainou
Sully la chapelle, Mardié, Checy et St. Jean de Braie (ye). Il
n'y en a eu que deux de n(otr)e paroisse blesses a mort et
un blessé a la testé le mercredy 17 sept 1692 apellé
Martin Chenau vigneron demaurant a Gradoux agé de
55 ou 56 ans. Il rebignoit ses vignes du clos de Vauminbert
vis a vis les maisons du bas-Gradoux a six heures et
un quart du matin. Un loup le surprit et luy porta une
dantée, qui le blessa en quatre endroits de la teste. Cet
homme se leva sur ses iambes, se deffendit avec son outil
et fit fuir la bête, elle alla vers huit heures se jetter
sur un nommé Jacques Curai aussi vigneron proche le
pont de Boigny, qui vannoit devant sa maison, le blessa tres
dangereusement a la teste et luy aracha l'oreille. De la
ce loup passa la riviere du Bionne, alla a Checy
ou il tua un enfant de dix ans, se ietta sur huit femmes
ou filles dans le bois de Rouilly, ou elle faisoient du
foin et les blessa toutes, Puis il alla a Mardié ou il
blessa un petit garçon a Bretaun, de la, a Venecy ou
il tua et blessa quatre personnes de la metaire de
Mr. Brässon, puis a Trainou et Sully la chapella. Il tua
ou blessa en cette derniere paroisse plusieurs personnes. Tout
ce carnage se fit au (environ) 17 septembre. Mais le lendemain
il passa dans la paroisse de Monliard au diocese de Sens
ou Mr le bailly du lieu le tua. Je prie Dieu que ce soit
le dernier.
Nous nous étions souvent pleins de ce desordre mes voisins
.../...
cures et moi, Nous avions donné des certificats de la mort de
nos paroissiens a des personnes de marque, qui en devoient faire
leur report au Roi, Mr. detrail pour lors intendant de la
generalité en avoit escrit en cour et tout cela n'y aportoit point de remede.
Il est vrai que pendant le siege de Namur l'equipage de la chasse
du loup, a laquelle se plaisoit extremement Monseigneur le Dauphin
? ur le Roi prit ? bien de la peine (et on assista Monseigneur le Dauphin)
vint au village de Cercottes pour chasser au loup. Il etait composé
de cent ou six vints chiens et de quarante chevaux avec les
officiers en grand nombre. Ils y seiourneront pres des deux
mois et en tout ce tems ils ne prirent que trois loups, dont ils
attacherent les têtes aus portes de l'evesché et de Mr. l'intendant.
Ils dirent que la forest est trop étenduë, que les loups ne la
quittent point pour prendre la campagne et que c'est la cause
qu'ils en prirent si peu.
Le peuple a vu pendant fort long tems, que c'etoient des sorciers
travestis en loups, mais j'ai parlé a plusieurs personnes,
qui les auvient vûs et qui même en auroient été a la guer, qui
tous disoient, que c'etoient de veritables loups.
Tout le monde demande d'ou vient ce mal. Pour moi ie l'attribuë
a nos iniquites, que Dieu chatie de ce fleau. Ce n'est pas
d'auiourdhyu que les bêtes feroces mangent les hom(m)es : cera
singularis fetus deyashes est can (Ndlr latin non garanti). Mais la raison physique est
que personne ne chasse après ces bêtes, qui se multiplient. Les
habitans de la campagne n'osent avoir un fusil dans leur maison pour
leur deffence, on leur enleve par force, on leur en fait un crime ?, on
leur confisque, et on les condamne a l'amande. Cependant iai dit
et exhorté mes paroissiens d'en avoir chez eux pendant ces tems
facheux, d'en emprunter à leur maitres et d'en titer
quelquefois des coups en l'air pricipalement ceux qui sont riverains
de la forest, que cela ecarte les loups ; que si quelque garde
de chasse leur faisoit de la peine, qu'ils vin sent pleindre a moi,
que ie les deffendrois, que j esperois de la justice du Roi, qui
aime tous les suiets, qu'il trouvera bon qu'un chacun se munissa
contre ces dangereuses bêtes. Je crois que cela a reussi. Car de
toutes les paroisses voisines de la fores cellecy est une ou il y a eu
moins de mal. Ce 26 sept.1692

Inhumation "d'une partie de la tête"

Inhumation "d'une partie de la tête"

03/02/1693 Saint-Jean-de-Beauregard, Essonne, France

Ce jourdhuy troisieme jour du mois de febvrier mil six cent quatre vingt treize a esté inhumé dans le cimetière de cette paroisse une partie de la teste de marie mignet, qui a esté trouvee dans les bois de marcoussis ou elle a esté dévorée par les loups en gardant les vaches le premier jour dudit mois agee de onze ans ou environ fille légitime de jean mignet et de defunte claude laurens par moy soubsigne curé de cette dite parroisse de St Jean de beauregard en presence de jean mignet son pere, andre Leduc et Jacques hondrave(?)...

Ce jourdhuy troisieme jour du mois de febvrier mil six cent quatre vingt treize a esté inhumé dans le cimetière de cette paroisse une partie de la teste de marie mignet, qui a esté trouvee dans les bois de marcoussis ou elle a esté dévorée par les loups en gardant les vaches le premier jour dudit mois agee de onze ans ou environ fille légitime de jean mignet et de defunte claude laurens par moy soubsigne curé de cette dite parroisse de St Jean de beauregard en presence de jean mignet son pere, andre Leduc et Jacques hondrave(?) qui ont signe avec moy ? a declare ne scavoir signe.

2 enfants étranglés par un loup

2 enfants étranglés par un loup

Année 1695 Millebosc, Seine-Maritime, France

En l'année 1695 a été étranglé du loup deux enfants dont le premier fût le fils d'Antoine LOUVARD et de Catherine LECAPÉ nommé Jean âgé d'environ onze ans et le second fût le fils de Jacques ROBARD et de Charlotte PECQUEUR nommé Antoine âgé de six ans, le premier fût étranglé le 22 Juin a douze heure et demi du midi en...(?)... du chanvre et le second fût étranglé le jour de la St Michel le 29 Septembre en se jouant avec des autres enfants qui gardaient leurs bestiaux.

Dévorée par une bête que l’on appelle loup

Dévorée par une bête que l’on appelle loup

20/05/1695 Corzé, Maine-et-Loire, France

Le vingtième jour de may mil six cent quatre vingt quinze a estée ensepulturée dans le cimetiere de ce lieu par nous vicaire soussigné Marie fille de Jacques CHEDANNE et de Françoise MARQUIS ses père et mère, laquelle a estée dévorée par une beste que l’on appelle loup dans une piece de bled agée de huit ans ou environ ; en présence dudit CHEDANNE père, Jean VILERME, Jacques CHOUTEAU et d’autres qui ont dit ne savoir signer.

Anne le Noir, étranglée par un loup

Anne le Noir, étranglée par un loup

12/09/1699 La Lande-Chasles, Maine-et-Loire, France

Anne le Noir agée d'environ .... fille de Julien le Noir et de Jeanne Ange.... son épouse demeurant au quartier de la Doënelière, étranglée par un loup ravissant tout proche sa maison environ une heure après midi le samedi douzième jour de septembre mil six cent quatre vingt dix neuf, a été inhumée le lendemain par moi Prieur soussigné en présence de ses père et mère et de plusieurs autres qui ont dit ne savoir signer.
JL Saymond Prieur de la Landes Chasles

Attaque de loup

L'an mil sept cent trente trois et le dixième jour du mois d'octobre, Anne Rodillon, fille légitime d'Antoine, travailleur, et d'honnête Anne Lety, âgée d'environ six ans, a été dévorée par les loups, deux jours après l'on a trouvé sa tête et son foie que l'on a enterré dans le cimetière de cette paroisse le douzième du susdit mois.

Pierre AUBRY, un adolescent étranglé par un loup

Pierre AUBRY, un adolescent étranglé par un loup

19/11/1710 Champigneul-Champagne, Marne, France

L’an de grâce 1710 le 20 novembre J’ai enterré au cimetière de Champigneul Pierre AUBRY âgé de Treize ans ou environ qui était fils de François Aubry laboureur et de Marie FOSSé de la paroisse dudit Champigneul ledit Pierre AUBRY a été étranglé le 19 dudit novembre par un loup suivant que plusieurs personnes dignes de foi m’ont assuré.
P. FOURQUET Prêtre Curé dudit Champigneul François AUBRY

Rémy CARRIER : un enfant étanglé du loup

Rémy CARRIER : un enfant étanglé du loup

22/11/1710 Pocancy, Marne, France

L’an de grâce mil sept cent dix le vingt deuxième jour du mois de Novembre Rémy CARRIER âgé de treize ans ou environ a été étranglé du loup et le lendemain son corps a été enterré au cimetière de l’église de Saint Louvent de Pocancy.
F. TREMBLAY

Catherine BARAT, une fillette étranglée par un loup

Catherine BARAT, une fillette étranglée par un loup

27/04/1711 Aulnay-sur-Marne, Marne, France

L'an de grâce mil sept cent onze le vingt sept Avril Catherine BARAT âgée d'environ douze ans fille de Rémy BARAT manouvrier et de Nicole COLLARD ses père et mère de la paroisse d'Aulnay-sur-Marne est décédée sans qu'on ai pu lui administrer aucun sacrement ayant été étranglée par un loup dans les champs comme il appar par le procès verbal fait par Messieurs de la Justice dudit Aulnay en date de ce jourd'hui a moi représenté et demeuré au greffe et son corps a été inhumé le même jour au soir au cimetière de ladite paroisse...

L'an de grâce mil sept cent onze le vingt sept Avril Catherine BARAT âgée d'environ douze ans fille de Rémy BARAT manouvrier et de Nicole COLLARD ses père et mère de la paroisse d'Aulnay-sur-Marne est décédée sans qu'on ai pu lui administrer aucun sacrement ayant été étranglée par un loup dans les champs comme il appar par le procès verbal fait par Messieurs de la Justice dudit Aulnay en date de ce jourd'hui a moi représenté et demeuré au greffe et son corps a été inhumé le même jour au soir au cimetière de ladite paroisse en conséquence de la main levée donnée par Messieurs de ladite Justice par ledit procès verbal par moi Antoine LEDIEU Prêtre Curé dudit lieu soussigné en présence de Rémy BARAT père de la deffunte d'Antoine LARMENDIER recteur d'école dudit Aulnay qui ont signé avec moi et de plusieurs autres.

LEDIEU, R. BARAT, A. LARMENDIER

Louise BAILLAT dévorée par un loup

Louise BAILLAT dévorée par un loup

05/05/1711 Aulnay-sur-Marne, Marne, France

L’an de grâce mille sept cent onze le cinquième May Louise BALLAT âgée de quarante quatre ans et demi femme de Jean BARAT le Jeune manouvrier de la paroisse d’Aulnay-sur- Marne est décédée sans qu’on ait pu lui administrer aucun sacrement, ayant été étranglée et en partie dévorée par un loup dans les champs, comme il appair par le procès verbal fait par Messieurs de la Justice dudit Aulnay en date dudit Jour a moi représenté et demeuré au greffe, et son corps a été inhumé le lendemain au cimetière.

Remy BARAT frère dudit Jean BARAT, Rémy MARIN neveu...

L’an de grâce mille sept cent onze le cinquième May Louise BALLAT âgée de quarante quatre ans et demi femme de Jean BARAT le Jeune manouvrier de la paroisse d’Aulnay-sur- Marne est décédée sans qu’on ait pu lui administrer aucun sacrement, ayant été étranglée et en partie dévorée par un loup dans les champs, comme il appair par le procès verbal fait par Messieurs de la Justice dudit Aulnay en date dudit Jour a moi représenté et demeuré au greffe, et son corps a été inhumé le lendemain au cimetière.

Remy BARAT frère dudit Jean BARAT, Rémy MARIN neveu de la défunte à cause de Louise MANGIN sa femme tous de la dite paroisse d’Antoine LARMANDIER recteur d’école dudit Aulnay qui ont signé avec nous et plusieurs autres

Vatry : deux enfants dévorés par un loup

Vatry : deux enfants dévorés par un loup

03/11/1711 Vatry, Marne, France

L’an de grâce 1711 le 3 novembre j’ay inhumé au cimetière de Vatries deux enfants dévorés dans la campagne par un loup, dont l’un s’appelait Étienne âgé d’environ onze ans qui était le fils de Quentin BRISSON et d’Henriette HEMARD laboureurs dudit Vatries et l’autre s’appelait Margueritte âgée d’environ quinze ans qui était fille de Jean BARTHELEMI manouvrier dudit Vatrie et de Marie HATAS qui ont été dévoré hier les midis ou environ et inhumés sur le soir par moy ptre Curé de Vatrie.
Soussigné VARNYET

Jean AUBRY un enfant étranglé du loup

Jean AUBRY un enfant étranglé du loup

08/07/1712 Champagne (Champigneul-Champagne), Marne, France

L’an de grâce 1712 le 8 juillet J’ai
enterré au cimetière de Champigneul
Jean AUBRY âgé de sept ans ou environ
qui était fils de Pierre Aubry laboureur
et de Françoise GUILLOT. Le dit enfant a été
étranglé du loup. Ledit Pierre AUBRY et
ladite Françoise GUILLOT ont déclaré ne
savoir signer

P FOURQUET prêtre curé de Champigneul
M. GUILLOT

Mangée par le loup

2

Mangée par le loup

09/08/1712 Bisseuil, Marne, France

L'an 1712, le 9ème août a été inhumée au cimetière de Bisseuil avec les cérémonies ordinaires le restant de cadavre de Catherine Fetizon femme de [...] agée de trente que l'on a trouvée mangée par le loup sur les huit heure du soir [...]